À Anderlecht, la défaite contre Westerlo a servi de déclic : “Les joueurs se sont dit les choses”
J’ai vu du doute, un manque de confiance et des joueurs qui ne suivent plus le plan.
Selon lui, son message est bien passé chez ses joueurs. “On a regardé les moments où cette baisse d’intensité est arrivée et c’était à chaque fois après un contrecoup, comme ce but rapide à Westerlo. Chacun doit être capable de réagir à sa manière. J’ai vu du doute, un manque de confiance et des joueurs qui ne suivent plus le plan. Ils doivent prendre leurs responsabilités. Être des leaders à leur manière.”
Il y a peu de patrons dans ce groupe. Les joueurs capables de taper du poing sur la table ou de porter les autres quand cela va mal en match sont peu nombreux. Hubert l’a avoué à moitié. “Parfois, des groupes ont moins de leaders prononcés, mais alors l’équipe entière doit se responsabiliser.”
Je comprends que les supporters ne soient pas contents.
Savoir comment réagir à ce genre de situation vient avec l’expérience. David Hubert découvre ce job mais refuse de tomber dans l’énervement gratuit. “Il n’y a pas eu d’entraînement punitif, sourit-il. Ce qui se passe ne me fait pas plaisir et je passe un ou deux jours sans être le coach souriant que je suis d’habitude mais je sais que je dois regarder de l’avant, être celui qui initie l’échange entre les joueurs. Ils se sont dit les choses et je suis content que ce déclic ait eu lieu.”
David Hubert donne des nouvelles de Sardella et elles ne sont pas bonnes
Il doit désormais transformer les intentions en résultat. Certains commencent à le pointer du doigt. Des “Hubert buiten” ont émané des tribunes. Des premières critiques “qui ne font pas plaisir”, mais que le principal intéressé accepte. “C’est le propre d’Anderlecht d’avoir des standards élevés. On n’a pas choisi le club le plus facile pour cela. J’essaie de faire la bonne analyse quant à mon travail, mais je comprends que les supporters ne soient pas contents.”
