Crédit d’impôt américain : le BCTQ craint un impact
- "Ça pourrait avoir un impact significatif", a reconnu Stéphane Cardin, président-directeur général du Bureau du cinéma et de la télévision du Québec, au sujet d'une nouvelle proposition de...
- Les productions étrangères et les services de production ont rapporté 1,7 milliard de dollars à l'industrie québécoise durant l'exercice financier 2024-2025, un montant qui s'est terminé le 31...
- Malgré les menaces que représente le projet de crédit d'impôt américain, Stéphane Cardin a écarté l'idée d'un scénario catastrophe lors de son entretien avec lapresse.ca et ici.radio-canada.ca.
“Ça pourrait avoir un impact significatif”, a reconnu Stéphane Cardin, président-directeur général du Bureau du cinéma et de la télévision du Québec, au sujet d’une nouvelle proposition de crédit d’impôt américain qui menace l’industrie cinématographique montréalaise. Une proposition de crédit d’impôt débattue par des élus républicains et démocrates aux États-Unis vise à inciter les studios d’Hollywood à rapatrier leurs plateaux de tournage sur le sol américain, selon les rapports publiés par lapresse.ca et ici.radio-canada.ca. Si cette mesure venait à voir le jour, la part des productions américaines tournées aux États-Unis pourrait grimper de 34 pour cent en 2025 jusqu’à 65 pour cent d’ici 2030, d’après un rapport de la Motion Picture Association.
L’impact économique de la manne hollywoodienne au Québec
Les productions étrangères et les services de production ont rapporté 1,7 milliard de dollars à l’industrie québécoise durant l’exercice financier 2024-2025, un montant qui s’est terminé le 31 mars dernier, d’après les données de l’Institut de la statistique du Québec rapportées par lapresse.ca et ici.radio-canada.ca. Cette somme représente pratiquement la moitié de la valeur totale du secteur, estimée à 3 milliards de dollars, et soutient directement 53 000 travailleurs locaux selon le Bureau du cinéma et de la télévision du Québec. L’Alliance québécoise des techniciennes et techniciens de l’image et des syndicats a souligné dans un mémoire adressé au ministère des Finances que ces tournages étrangers permettent de développer l’expertise des membres et de moderniser les équipements.
Les limites de la concurrence américaine et les atouts de Montréal
Malgré les menaces que représente le projet de crédit d’impôt américain, Stéphane Cardin a écarté l’idée d’un scénario catastrophe lors de son entretien avec lapresse.ca et ici.radio-canada.ca. Selon ses explications, l’industrie américaine ne possède pas la capacité physique nécessaire pour accueillir l’ensemble des volumes de production de manière instantanée. De plus, la métropole québécoise conserve un avantage concurrentiel non négligeable grâce à sa proximité géographique avec le marché américain et à un écosystème créatif diversifié. Les représentants de studios internationaux présents lors d’un récent événement à Montréal ont confirmé la bonne réputation de la métropole, saluant la vitalité des studios locaux ainsi que l’expertise pointue de la région en animation, en jeux vidéo, en réalité virtuelle et en intelligence artificielle.

La diversification des marchés et les nouveaux débouchés internationaux
Face à la dépendance historique envers les grands studios d’Hollywood, l’industrie cinématographique et télévisuelle cherche activement à élargir ses partenariats d’affaires à l’international, comme l’explique lapresse.ca. Le Bureau du cinéma et de la télévision du Québec mise sur la cinquantaine de traités de coproduction conclus par le Canada pour explorer de nouveaux marchés, citant en exemple une mission commerciale menée en Corée du Sud par Patrimoine Canada en 2025. L’organisation réclame également l’élargissement du crédit d’impôt provincial afin de cibler des productions non scénarisées, telles que la téléréalité et les jeux télévisés, pour attirer d’autres types de tournages sur le territoire.
“Ils nous disent qu’ils voient très bien qu’à Montréal, […] il y a vraiment un écosystème vibrant.”
