Montréal, Ville de Femmes: Feminine Metro Map
Montréal : une Carte de Métro Alternative Célèbre les Femmes
Table of Contents
- Montréal : une Carte de Métro Alternative Célèbre les Femmes
- Montréal’s Metro Map Reimagined: Celebrating Women’s Contributions - Q&A
- Key Questions About Montreal’s Alternative Metro Map
- why was an alternative metro map created in Montreal featuring women’s names?
- How many metro stations in Montreal are currently named after women?
- what is the premise behind the alternative metro map?
- Who spearheaded the development of the alternative metro map?
- What criteria were used to select the women featured on the alternative metro map?
- Why might some choices on the alternative metro map be controversial?
- How does the city of Montreal address the under-representation of women in its toponymy?
- What is “Toponym’Elles” and what does it aim to achieve?
- What’s next for the STM in naming new stations?
- What impact is the alternative metro map expected to have?
- Key Data: Gender Representation in Montreal’s Toponymy
- Key Questions About Montreal’s Alternative Metro Map
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes,une initiative originale met en lumière la sous-représentation des femmes dans la toponymie montréalaise.
Il est bien connu que les femmes sont sous-représentées dans les noms de lieux à Montréal. Pour souligner la Journée internationale des droits des femmes, une carte « alternative » du métro de Montréal a été créée, attribuant aux 68 stations des noms de femmes marquantes et soulignant leur contribution à la vie montréalaise. Bien que symbolique, cet exercice n’est pas sans risque, car le choix des femmes à honorer pourrait susciter des débats.
Actuellement, seulement trois stations de métro portent des noms inspirés de femmes : Villa-Maria, Côte-Sainte-Catherine et Square-Victoria. Une chercheuse s’est associée à l’Université de Montréal et à la Société de transport de Montréal (STM) pour concevoir une carte du métro entièrement féminine. Ainsi, Viau devient Marcelle-Gauvreau, Place-Saint-Henri est remplacée par Gabrielle-Roy, et Plamondon cède sa place à Idola-Saint-Jean.
Inspiré par la carte « New York : City of Women » (2016) de Rebecca Solnit et Joshua Jelly-Schapiro, et adaptée pour Londres et Barcelone, le projet montréalais met en évidence la faible présence féminine dans les noms de lieux de la ville.

Une carte parallèle
L’instigatrice du projet insiste : il ne s’agit pas de modifier les noms existants des stations, mais de proposer une carte « alternative » qui révèle un visage différent de Montréal, « dans une perspective inclusive et féministe ». Les femmes ont énormément participé au développement et à la construction de la ville
, explique-t-elle. C’est une façon de renouveler notre imaginaire de la ville et de découvrir les contributions de nombreuses femmes de la fin du XIXe siècle jusqu’à maintenant.
pour mener à bien ce projet, la chercheuse a collaboré avec un comité consultatif composé de membres de la communauté universitaire, incluant une professeure d’histoire et la doyenne de la Faculté de musique de l’UdeM.
Le comité a établi des critères pour assurer un équilibre entre les générations, les communautés et les domaines d’expertise des femmes honorées. Il fallait que les femmes aient un parcours qui s’impose dans la durée pour éviter les effets de mode, qu’elles aient une présence forte à Montréal
, explique-t-elle. Le comité s’est concentré sur les femmes ayant œuvré à Montréal après 1831, date de l’incorporation de la ville, et a privilégié les valeurs « démocratiques, d’équité sociale et de justice », en tenant compte des communautés issues de la diversité.
Le nombre limité de stations a rendu les choix difficiles. Dans certains cas, des duos de femmes ont été formés, comme Irma LeVasseur, première femme canadienne-française à pratiquer la médecine au Québec, et Justine Lacoste-Beaubien, fondatrice de l’hôpital Sainte-Justine.
Des choix controversés ?
Certains choix pourraient susciter des désaccords, et l’absence de figures importantes comme Pauline Marois pourrait être remarquée. À ce sujet, la chercheuse souligne que le comité a choisi d’exclure les femmes déjà très médiatisées dans les domaines politique ou médiatique, afin de mettre en avant des personnalités moins connues, comme Yvonne Maisonneuve, fondatrice du Chaînon en 1932.
Elle reconnaît que l’inclusion de personnes vivantes, telles qu’Ariane Moffatt, Rima Elkouri ou Anne-Marie Cadieux, pourrait être contestée. Les règles de la Commission de toponymie interdisent d’ailleurs d’attribuer le nom d’une personne vivante ou décédée depuis moins d’un an à un lieu.
La chercheuse s’attend à des critiques. Tous les noms ont été approuvés par les six membres du comité consultatif, en fonction de critères préétablis. Il y a eu des négociations. Certaines d’entre nous ont dû renoncer à des figures que nous aurions aimé mettre en valeur.La STM avait aussi exigé d’approuver ces noms.
Ce projet est une démarche, pas une fin en soi. On souhaite susciter des discussions collectives et relancer les gens qui voudraient créer d’autres projets pour célébrer les femmes dans la ville.
La carte sera affichée dans le réseau du métro et est accessible sur le site Web de Montréal, ville de femmes.
De lents progrès
La Ville de Montréal reconnaît elle-même la sous-représentation des femmes dans sa toponymie. En 2016,elle a créé « Toponym’Elles » afin de constituer une banque de noms féminins pour de nouveaux lieux à nommer. À l’époque,seulement 6 % des rues et des lieux de la métropole portaient un nom féminin,contre 51 % pour les noms masculins,les autres étant des noms de famille ou des appellations neutres.
Au fil des ans, une attention particulière a été accordée à la désignation des espaces publics, mais la progression est lente. Aujourd’hui, la proportion de noms féminins atteint 7.8 %. Il faudra attendre quelques années pour observer les effets de ce nouveau processus sur la proportion de toponymes féminins sur le territoire
, reconnaît le cabinet de la mairesse Valérie Plante.
De son côté, la STM devra trouver des noms pour au moins trois des nouvelles stations de la ligne bleue. Le comité de toponymie s’est engagé à accorder une grande place aux femmes en tenant compte des réalités multiculturelles et autochtones. Aucun nom n’a encore été retenu.
Montréal’s Metro Map Reimagined: Celebrating Women’s Contributions - Q&A
This article explores an innovative initiative in Montreal: an option metro map celebrating the contributions of women to the city’s history and culture. We’ll delve into the project’s inspiration, aims, potential controversies, and the broader issue of gender depiction in Montreal’s toponymy (the study of place names).
Key Questions About Montreal’s Alternative Metro Map
why was an alternative metro map created in Montreal featuring women’s names?
The alternative metro map was created to highlight the under-representation of women in Montreal’s toponymy. It serves as a symbolic gesture to recognize the significant contributions women have made to the city’s development and culture. The project was launched to coincide with International Women’s Day, drawing attention to gender inequality in public spaces and promoting a more inclusive vision of the city.
How many metro stations in Montreal are currently named after women?
Currently, only three metro stations in Montreal are named after women: Villa-Maria, Côte-Sainte-Catherine, and Square-Victoria.This starkly contrasts with the number of stations named after men or other figures, underscoring the need for initiatives like the alternative metro map to address this imbalance.
what is the premise behind the alternative metro map?
The alternative metro map reimagines all 68 metro stations in Montreal with names of prominent women who have contributed to the city.For example, Viau station becomes Marcelle-Gauvreau, Place-Saint-Henri is replaced by Gabrielle-Roy, and Plamondon is renamed Idola-Saint-Jean. This initiative aims to reveal a diffrent perspective of Montreal’s history and culture, showcasing the often-overlooked achievements of women.
Who spearheaded the development of the alternative metro map?
The project was initiated by a researcher in collaboration with the Université de Montréal (UdeM) and the Société de transport de Montréal (STM). The researcher worked with a consultative committee composed of university members,including a history professor and the dean of the Faculty of Music at UdeM,to ensure balanced and representative selection of women.
What criteria were used to select the women featured on the alternative metro map?
The consultative committee established specific criteria to ensure a balanced representation of women from different generations, communities, and fields of expertise. The criteria included:
Long-term Impact: The women needed to have a lasting and significant impact on Montreal.
Strong Presence in Montreal: The women had to have a strong connection to the city.
Post-1831 Contribution: The committee focused on women who worked in Montreal after 1831, the year of the city’s incorporation.
Values: The women’s contributions should reflect values such as democracy, social equity, and justice, considering diverse communities.
Why might some choices on the alternative metro map be controversial?
Some choices are potentially controversial as the committee intentionally omitted women who already receive significant media attention in politics or media, aiming to highlight less-known figures. Additionally, the inclusion of living individuals like Ariane Moffatt might raise concerns, considering the Commission de toponymie’s rules against naming places after living people or those deceased for less than a year. The researcher acknowledges that disagreements are likely, as the selection process involved compromises and the STM also had to approve the names.
How does the city of Montreal address the under-representation of women in its toponymy?
The City of Montreal acknowledges the imbalanced gender representation in its toponymy. In 2016, it launched “Toponym’Elles” to create a bank of female names for new places. While progress has been made in designating public spaces with female names, the current proportion of female names is only 7.8%. The city recognizes that it will take several years to see significant changes in the overall proportion of female toponyms.
What is “Toponym’Elles” and what does it aim to achieve?
“Toponym’Elles” is an initiative created by the City of Montreal in 2016 to address the under-representation of women in the city’s toponymy. It serves as a bank of female names to be used when naming new streets, parks, and other public spaces. The goal is to increase the proportion of places named after women, thereby recognizing their contributions to Montreal’s history and development.
What’s next for the STM in naming new stations?
The STM will need to find names for at least three new stations on the blue line. The toponymy committee has committed to prioritizing women’s names, while also considering multicultural and Indigenous realities. As of the last report, no names had been chosen.
What impact is the alternative metro map expected to have?
The alternative metro map is primarily intended to spark public discussions and encourage further projects that celebrate women in the city. It is indeed viewed as a starting point for renewing perceptions of Montreal and discovering the frequently enough-unrecognized contributions of women from the late 19th century to the present day. The map will be displayed in the metro network and is accessible on the “Montréal, ville de femmes” website.
Key Data: Gender Representation in Montreal’s Toponymy
| Category | Percentage |
| —————————— | ———- |
| Names inspired by Women | 7.8% |
| Names Inspired by Men | 51% |
| Family Names/neutral Appellations | Remaining |
This table illustrates the significant disparity in gender representation within Montreal’s place names, reaffirming the importance of initiatives such as the alternative metro map and “Toponym’Elles.”
